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Face aux risques sismiques, l’assurance ne tremble pas

30/12/2016 - Dimanche 12 décembre, Brest a subi un séisme de magnitude 3,9, un « séisme mineur » sur l’échelle de Richter. La secousse a été ressentie de Brest à Morlaix. Ce tremblement de terre est le quatrième dans la région en trois semaines. Un séisme de magnitude 2,9 avait été détecté la veille le 10 décembre, un autre de 3,4 le 8 décembre au nord de Pencran, et un de 2,2 autour de Ploudalmézeau le 17 novembre.

L’Isère a également été touchée par 2 secousses mineures de magnitude 3,6 et 2,1 ce mois-ci. D’après une étude publiée par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et la Caisse Centrale de Réassurance (CRC), la France n’est pas à l’abri d’un séisme de forte ampleur avec 4 régions (les Antilles, l’Alsace, les Alpes et les Pyrénées) classées en zones de sismicité de niveau 4 sur une échelle qui va jusqu’à 5.
Cette étude évalue également le coût du risque sismique en termes d’assurance. Ainsi, le montant des dégâts causés par un séisme dans les Pyrénées se monterait à 8 milliards d’euros en tenant compte uniquement des dommages causés aux logements et aux commerces de proximité situés dans des bâtiments résidentiels. Sur l’agglomération de Pau, la facture serait de 350 à 470 millions d’euros pour les logements individuels, 470 à 670 millions d’euros pour les logements collectifs et 300 à 650 millions d’euros pour les commerces de proximité, dont 50 à 100 millions d’euros de pertes d’exploitation. Le risque financier lié à un séisme est également très élevé dans les Alpes et en Alsace où il se monte respectivement à 5 et 4 milliards d’euros.

Cette étude, issue de l’analyse de près de 6 500 séismes survenus durant les 1 000 dernières années, vise à alerter les pouvoirs publics et les collectivités territoriales sur la permanence du risque sismique. Car la réalité est là : un tremblement de terre peut frapper à tout moment et avec la même intensité des territoires déjà marqués par une rupture brutale des roches le long d'une faille.

Dans une interview accordée à L’ARGUS DE L’ASSURANCE, Pierre TINARD, modélisateur au CCR, souligne que cette étude permet d’avoir « « une vision des pertes annuelles probables sur les territoire à risques » ou encore d’identifier « le cumul des pertes probables liées aux séismes avec celles des autres périls relevant du régime catégories naturelles. ».

N’hésitez pas à vous adresser à votre courtier pour parler de ce risque majeur.