Actualités

PME et ETI misent sur l’épargne salariale

16/06/2017 - La loi Macron de 2015 a eu un impact certain sur les politiques de rémunération des PME et des ETI. Elles sont de plus en plus nombreuses à proposer des outils d’épargne salariale. Si d’un point de vue financier les salariés ont tout à y gagner, les dirigeants y trouvent également de nombreux avantages, parmi lesquels la conservation de l'indépendance du capital, l'attraction de nouveaux talents et la fidélisation des collaborateurs...

Une étude publiée cette semaine dans Les Echos indique que 88 % des ETI ont mis en place au moins quatre outils d'épargne salariale parmi tous ceux qui existent. Et ils sont nombreux : intéressement, actionnariat salarié, abondement, participation,… Deux des plus emblématiques, le PERCO (Plan d'Epargne pour la Retraite Collectif) et le PEE (Plan d'Epargne Entreprise) concernent déjà plus de 300 000 PME et ETI sur 305 000 entreprises qui proposent ces dispositifs. Preuve que partager le profit avec ses salariés n’est plus l’apanage des grands groupes.

En mettant de côté les accords de participation, obligatoires dans les entreprises de plus de 50 salariés, l'intéressement est plébiscité par 67% des dirigeants interrogés pour sa souplesse d’attribution. Suivent des outils moins traditionnels, tels que l’abondement sur les plans d’épargne, la retraite complémentaire ou encore l’actionnariat salarié.

Véritable enjeu RH, l’épargne salariale est mise en avant lors des entretiens de recrutement notamment auprès des 30 - 45 ans qui y sont plus sensibles que les moins de 30 ans, davantage soucieux des conditions de travail.

Pour autant, de nombreuses entreprises sont freinées par l’incertitude juridique avec des évolutions régulières qui compliquent la mise en œuvre des dispositifs. Autre frein, ce type de politique RH impose une transparence sur l'état financier pas toujours simple à déployer dans les moyennes entreprises.