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Le vignoble français reste trop peu assuré

31/08/2016 - En 2016, le vignoble français n’aura pas été épargné par le climat. Gel, épisodes de grêle et sécheresse ont fragilisé ou endommagé la vigne.
Au 22 août 2016, la récolte de vin devrait s’établir à 42,9 millions d’hectolitres soit 10% de moins qu’en 2015. Une baisse de production de 7% si on la compare aux 5 dernières années.
 

Parmi les bassins viticoles les plus sévèrement touchés, le Val de Loire devrait voir sa production chuter de 35%, voire 50% dans certaines zones.
En Champagne, le gel tardif d’avril devrait abaisser la production de 32% sur l’année.
Un désastre économique pour les professionnels qui devront réussir à passer le cap. Or, encore trop peu de viticulteurs sont assurés contre les risques climatiques.
Seules 18% des surfaces cultivées ont en effet une assurance. Pourtant, fin 2015, un nouveau dispositif intégrant un contrat socle subventionné à 65% a vu le jour.

« Il faudrait en faire la promotion et y apporter des améliorations. » affirme Jérôme Despey, Président du conseil spécialisé des vins de FranceAgriMer et secrétaire général adjoint de la FNSEA.
Selon lui, « Les gens pensent qu’ils n’auront que très peu d’indemnisation, que l’assurance coûte cher ou qu’elle n’est pas utile, car ils se disent que si une parcelle est touchée, ils se rattraperont sur les autres. Ce n’est plus vrai. On le voit avec la grêle qui touche des couloirs bien plus importants que par le passé. »

Fin août, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, s’est rendu dans l’Hérault, pour évaluer la situation des exploitants concernés par la grêle du 17 août. Sur les 2000 hectares touchés par ce dernier épisode, près de 1000 auraient subi des pertes à 100%. Il est probablement temps de démocratiser le système d’assurance viticole.