Actualités

Le risque politique explose, ses conséquences financières pour les entreprises aussi

Assurance des risques politiques 28/04/2017 - D’après la dernière étude de Bloomberg, le risque politique est de nouveau l’une des préoccupations principales des compagnies d’assurances. Un rapport publié en août 2016 par KPMG a estimé que le marché du risque politique représentera 10 milliards de dollars en 2018, soit 2 milliards de plus qu’en 2015.

En cause, les effets cumulés d’un sentiment d’insécurité lié à la montée du populisme, aux cyber attaques mais surtout au terrorisme dont le nombre d’attentats a progressé de 14% au niveau mondial en 2016 avec 4 151 cas contre 3 633 l’année précédente. Une tendance qui semble se poursuivre en 2017 créant un climat économique défavorable aux échanges commerciaux internationaux.

Le risque touche de plus en plus de secteurs d’activités dans des pays toujours plus nombreux, avec des modes opératoires variés et aux conséquences multiples : pertes humaines, interruptions d’activités et perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Mais d’autres menaces se développent à l’échelle géopolitique. Résultat, on constate une augmentation des dépenses militaires, une poussée de l’autoritarisme et l’affaiblissement du consensus entre les États.

Cette évolution subie démontre l’importance de la « gestion de crise », au-delà des dommages matériels, notamment dans des secteurs comme l’énergie, les transports et le commerce qui restent des cibles privilégiées. Par contagion, les actes de terrorisme dirigés contre les Etats impliquent pour les entreprises de devoir faire face à des conséquences économiques importantes à court, moyen et long terme.

Les entreprises des pays développés souffrent notamment de l’intensification des risques politiques sur les marchés émergents et frontaliers avec lesquels elles ont des échanges commerciaux.

Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord concentrent le plus de pays à risques et rien ne dit que la crise ne va pas s’étendre aux pays voisins et porter préjudice au secteur touristique. Enfin, même si les pays les plus riches du Conseil de Coopération du Golfe sont plus résistants d’un point de vue politique, leur vulnérabilité économique est bien réelle.