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Le bien être des salariés en entreprise, mythe ou réalité ?

21/11/2016 - D’après la 18e édition du baromètre CEGOS, leader mondial de la formation professionnelle, 69 % des salariés sont « globalement satisfaits » de leurs conditions de travail, soit une progression de 5 points par rapport à 2015. Managers et employés sont 63 % à estimer que leur travail « est d’abord une source d’épanouissement personnel avant d’être une source de contraintes ». Un bon indice de la sensation de bien être au travail ressentis dans les entreprises.
Les relations humaines jouent également un rôle important dans l’implication des salariés. 75 % disent pouvoir compter sur leurs collègues en cas de difficultés et être fiers de travailler dans leur entreprise. Les relations entre salariés et managers sont également au beau fixe avec 67 % des collaborateurs qui font confiance à leur supérieur et peuvent compter sur lui en cas de difficulté.


Toutefois, l’étude souligne également la fatigue et une certaine lassitude chez les managers. La motivation de ces derniers s’amoindrit avec 71 % d’entre eux qui situent leur niveau d’implication à 8 ou plus sur une échelle de 1 à 10, soit 11 points de moins qu’en 2015. D’autre part, ils ne sont que 40 % à considérer que les augmentations salariales prennent suffisamment en compte le mérite individuel.


L’enquête met également en relief l’impact du stress sur la santé des cadres dirigeants. Ainsi, un quart d’entre eux (contre 19 % l’an dernier) affirme avoir déjà rencontré de graves problèmes psychologiques (burn-out, dépression…) à cause d’une surcharge de travail. Parmi les origines de ce stress, les dirigeants citent la charge de travail trop importante (63 %), un manque ou une mauvaise organisation du travail (37 %) ou la pression externe des clients et des fournisseurs (36 %). 70 % (+ 16 points) des DRH sont également de plus en plus nombreux à constater une sollicitation des cadres en dehors de leur temps de travail. Une tendance aggravée par l’usage croissant des outils numériques. Ils auraient un impact négatif sur la charge de travail et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle pour 41 % des DRH et 46 % des managers.

Qu’il s’agisse des salariés ou des cadres dirigeants, l’intérêt et la variété du poste ne comptent plus parmi les principaux leviers de motivation (respectivement en baisse de 11 et de 20 points par rapport à 2015). Les salariés sont majoritairement motivés par le simple fait d’avoir un travail (41 %). Les cadres privilégient quant à eux le niveau de rémunération (46 % + 10 points par rapport à 2015).